Marcel Fakhoury vous présente
ALEXANDRIE COSMOPOLITE
La cité du Macédonien qui rêvait de marier l'Orient et l'Occident n'est plus désormais qu'un mythe, "la capitale de la mémoire".

 

ALEXANDRIE COSMOPOLITE

(PHOTOS PAGE SUIVANTE ET DANS LES DEUX DERNIERES PAGES)

Je remercie tous ceux et celles qui m'ont témoigné leur amitié après lecture de ce texte. Je les invite à découvrir mes deux derniers ouvrages sur Alexandrie:

"LES DERNIERS ANGES D'ALEXANDRIE"
aux ÉDITIONS l'HARMATTAN (2005)
À COMMANDER CHEZ L'AUTEUR
PRIX : 25 EUROS POUR TOUS PAYS
FRAIS DE PORT INCLUS

"ALEXANDRIE... SUEZ - LA MORT DU COSMOPOLITISME"
aux ÉDITIONS "LE SIGNET DU DAUPHIN" (2007)
1, IMPASSE DU BACCO
LE CLOS DU CHÂTEAU
38660 LA TERRASSE (FRANCE)
PRIX : 20 EUROS POUR TOUS PAYS FRAIS DE PORT INCLUS
(100 PAGES DONT 48 EN COULEUR AVEC PRÈS DE CENT PHOTOS ET ILLUSTRATIONS)

POUR TOUTE INFORMATION ÉCRIRE :
marcel.fakhoury@orange.fr

Pour connaître les oeuvres de Marcel Fakhoury et lire quelques extraits de ses romans sur Alexandrie, avec photos, voir ses sites personnels:
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ALEXANDRIE COSMOPOLITE

I - PROLOGUE
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Pendant près de cent ans (1860-1960), le caractère cosmopolite d'Alexandrie lui a donné une place singulière par rapport aux autres grandes villes égyptiennes. Le nationalisme et ses conséquences directes ont eu raison de son originalité. Sa mutation a commencé en 1952, à la chute du roi Farouk, après qu'une poignée de militaires eurent pris en main la destinée de l'Egypte. Puis il y eut la guerre de Suez en 1956 qui entraîna l'expulsion des ressortissants français, anglais et d'un grand nombre de Juifs. L'exode massif d'autres ressortissants étrangers suivit quelques années plus tard lors des nationalisations des années 60.

Quand à la fin des années 50, j'ai décidé à mon tour de lui tourner le dos, la ville avait déjà un autre visage. En m'exilant, je croyais avoir tourné une page. Je suis venu en France avec la volonté de rayer de ma mémoire la ville et tous les souvenirs qui m'identifiaient à elle. Je pensais qu'en surveillant mes gestes, en rectifiant mon accent et en changeant ma façon de penser, je parviendrais à me détacher d'elle à tout jamais. Malgré mes tentatives, j'avoue avoir échoué lamentablement.

Aujourd'hui encore, je ne peux songer à elle sans me sentir arracher l'âme. "Il n'est pas de nouveau paysage, mon ami, non, pas de nouveau rivage; car la ville te suivra, et dans les mêmes rues tu erreras sans fin...". Ces mots du vieux poète alexandrin d'origine grecque, Constantin Cavafy, résument mes propres sentiments. Nous sommes, Alexandrie et moi, semblables à ces vieux amants qui ont eu jadis quelques orages, mais dont les liens étroits ont su résister à l'éloignement et aux épreuves du temps.

Où que je me trouve, toujours ma pensée me transporte vers cette ville fantôme, cette cité ardente dont le feu a brûlé mon sang; ville de lumière, témoin d'une enfance favorisée, d'amours vagabondes, de rêveries à deux, au bord d'une plage ou dans les jardins d'Antoniadis à l'ombre d'un arbre séculaire, sous une "luna rossa". Des myriades de souvenirs, qui, au moindre souffle, rougoient comme des tisons dans l'âtre de ma mémoire; qui me consument, que j'essaie d'éteindre, mais qui renaissent à chaque fois de leurs cendres, que je m'évertue à vouloir tuer, mais qui refusent de mourir. Jour après jour, je mesure à quel point ce passé est encore ancré en moi. Je le perçois tantôt comme un emplâtre lourd et gênant, collé à ma peau, m'empêchant de vivre au présent, tantôt comme un baume odoriférant versé sur moi pour adoucir mes égratignures et mes plaies. De cette mer de souvenirs, je n'ai pas perdu une goutte.

Si l'ombre de tous les personnages disparus plane encore sur moi, je ne peux dissocier leur image de celle de mon quartier qui ressemblait à un champ de fleurs sauvages, à cause de ses maisons bariolées et de la diversité de ses habitants. Des lieux magiques, qui me sont chers, et par-dessus tout l'atmosphère singulère de la ville avec ses milliers d'endroits secrets, insolites, splendides, que les initiés connaissaient bien, et qui foisonnaient autrefois dans Alexandrie, ma ville fauve, ma terre de safran.

Avant d'aborder la période de l'Alexandrie Cosmopolite moderne, je vais survoler l'histoire d'Alexandrie, depuis sa fondation par Alexandre le Grand (Un Macédonien) jusqu'à sa renaissance par Mohammed Ali (un Albanais).

 

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09/10/03

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